LE POURQUOI DU COMMENT

LE POURQUOI DU COMMENT

Je me lance dans l’écriture d’articles après avoir débuté mon activité, il y a 3 ans, et j’aimerais commencer, par vous raconter un peu d’où je viens, par où je suis passée et où je vais.

été 2012 en Creuse

J’ai grandit dans le limousin, au milieu des forêts, des vaches, des moutons, du peu d’habitants et d’une nature verdoyante et généreuse. Et c’était le bonheur, simple, et authentique.

A l’école, la seule matière qui m’intéressait était l’art plastique, j’aimais créer, dessiner, coller, assembler, récupérer, imaginer…
Par bonheur mon enseignante d’art plastique nous a parlé d’un lycée ou je pouvais faire de cette matière tant appréciée, un futur métier… Alors je suis partie avec mes parents visiter un lieu merveilleux ou l’art était une matière considérée comme principale sur les autres matières, un établissement remplis de petites graines d’artistes, un lieu ou je pouvais toucher du doigts une forme de liberté.

Journées portes ouvertes au lycée d’arts appliqués Raymond Loewy (2012)


Je suis donc partie à l’internat en seconde dans un lycée d’arts appliqués, en Creuse (23), à la Souterraine. J’y suis restée 5 ans, jusqu’à l’obtention d’un BTS en Design de Produit. Les études à la campagne, la proximité avec les copains et la créations artistique était un quotidien bien agréable.


Mais quelque chose me manquait grandement… le soleil ! Alors j’ai pris mes valises et je me suis installée à Nice. Là j’ai découvert la ville, les gens un peu partout, tout le temps, la socca, et la mer, si proche de la ville. Si je suis descendu ce n’était pas seulement pour le soleil mais aussi et surtout pour apprendre un métier artisanal, la céramique, à Antibes (06) dans un DMA (Diplôme des métiers d’art). Je ne me sentais pas pleinement épanouie dans le monde du design industriel, j’avais besoins de trouver plus de sens au métier que j’exécuterais, de mettre les mains à la pâte, de créer un objet du début à la fin, de sa conception à sa réalisation, de ne pas simplement penser mais aussi faire, et participer activement à chaque étapes. Enfin, de ralentir la cadence, et créer de manière plus lente “slowmade”… Ne pas être dans la sur-production mais dans la production faite avec amour, “fait mains”. L’artisanat était un bon moyen de me sentir plus proche de mes valeurs et mon choix s’est porté instinctivement vers la terre et toute la magie de réalisation qui m’appelait avec cette matière.

“Je vais vivre dans un lieu de vacances!!” Arrivée à Nice (06) en 2015


Un an après avoir vécu la vie niçoise je me suis rapproché de mon école et je suis allée vivre à Antibes, j’ai vécu en colocation pendant 5 ans, dans des lieux différents, avec des colocataires différents, céramistes en devenir pour la plus part. J’ai été baignée au cœur de la poterie pendant ces années, mon monde était axée autour de cette matière qui nous passionnait tous autant. J’ai étudié pendant 2 ans, j’ai rencontré des potiers lors de stages ou de marchés et je suis sortie de ces études prête à me lancer dans la grande aventure ! …

Tournage à la motte de ma série de diplôme. Lycée Léonard de Vinci, Antibes, 2017.
” EN SYMBIOSE” Projet de diplôme 2017
La naissance des premiers iNU
iNU diplôme “EN SYMBIOSE”


Suite dans le prochain article « Ateliers boutiques dans le vieil Antibes »

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