ATELIER BOUTIQUE

ATELIER BOUTIQUE

À la suite de mes études j’ai eu la chance de pouvoir intégrer une résidence d’artistes RAJAC (Résidence Antiboise de Jeunes Artistes Céramistes) à Antibes, sous les remparts de la vieille ville. Cet atelier était mis en place par les professeurs de notre formation et par la mairie d’Antibes. Nous étions huit jeunes fraichement diplômés en céramique prêt à vivre de notre passion.

L’équipe de Rajac


J’ai pu vivre pendant un an l’expérience dans un atelier collectif, les hauts, les bas, les éclats de rire et les tensions. Cette opportunité est un bon tremplin avant de s’installer soit même, quelque part. Nous étions au contact direct avec les clients grâce à l’ouverture sur la ruelle et ses passants, et la partie boutique de l’atelier.

Premiers bols pour l’évènement “Festibol” à St Jean de Fos.

Après cette riche année, j’ai déménagé d’atelier, deux ruelles plus loin pour m’installer rue des Palmiers, à l’Atelier KLA, toujours à Antibes. Alice Fougeret et Carole Pasquier étaient dans ce joli petit atelier boutique. Nous avions de la place pour nous trois, en étant bien organisé.. Nous faisions chacune nos productions respectives.

Alice, Carole et moi.
Transmission.

Je donnais également des cours pour adultes et enfants, principalement des cours de tournage. J’aimais beaucoup la transmission, voir les sourires et l’émerveillement chez ceux qui voulaient apprendre, manipuler la terre et suivre le processus de création. Adultes comme enfants, je continuais d’apprendre avec eux.

Cours de tournage à l’atelier.

Je suis restée deux ans à l’atelier KLA, j’ai beaucoup appris avec Alice, sa détermination, sa rigueur, sa volonté, sa qualité de travail et sa bonne humeur. J’ai appris à être plus organisée, méthodique, structurée et réfléchis. J’ai également beaucoup appris en enseignant. On ne devient pas prof de poterie du jour au lendemain. On apprend beaucoup chaque jour. On cherche à rester humble, à se souvenir des débuts, des difficultés rencontrés et soutenir et motiver les élèves afin qu’ils gardent confiance en eux et en ce qu’ils sont en train de réaliser. Ce n’est pas un métier évident, il faut persévérer et trouver de la patience. Je me suis sentis à ma place en accompagnant mes élèves et me suis souvent émerveillée de voir leur progrès, leur lâcher prise, et leur satisfaction.

Une journée à l’atelier.
la boutique de l’atelier KLA.

Enfin, lors de ces années j’ai pu vendre mon travail dans différents lieux tels que l’atelier dans lequel j’étais, faire des marchés potiers ou dans une boutique de créateurs (à Mougins, planet’créations) ou nous nous relayons avec les autres créateurs pour assurer les permanences dans la boutique. J’ai aussi déposé des pièces en dépôt vente dans une boutique, Green Terra, en Belgique. Ces différentes expériences m’ont permis de voir ce qui me convenait ou non dans la façon d’exposer et vendre mon travail.
Aujourd’hui je sais que j’aime par dessus tout ma liberté, pouvoir créer quand je veux, ou je veux. Je n’aime pas les contraintes horaires et routinière. Je ne suis pas faite pour tenir une boutique quotidiennement. Ainsi, les dépôt ventes, marchés et boutique de créateurs me conviennent, si ils valent le coup en étant stratégiquement placés et suivant les différents types de créations qui m’accompagnent.

iNU

Ces années à Antibes m’ont fait grandir, prendre confiance en moi dans ce que je fais et dans ce que je veux transmettre. Je suis à ma place, je suis céramiste et heureuse de l’être.
Quel bonheur de faire de sa passion, un métier.

Cascade du Sautadet, en automne.

Je continue ma route… Suite dans le prochain article “ATELIER CARAVANE”

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